Ruée vers le nickel

Table de découpe des carottes de terre

Après l’or en 1863, puis le cuivre, c’est maintenant les gisements de nickel qui constituent la plus grande richesse de la Nouvelle-Calédonie. Cette île possède à elle seule 1/4 des ressources connues de nickel dans le monde.

De larges saignées rouges et béantes s’étirant
parfois jusqu’à la mer marquent à jamais la silhouette
imposante des montagnes calédoniennes,
comme autant de stigmates de cette épopée des temps
passés et à venir…

Le nickel coule de la chaîne et des massifs, il coule
aussi dans les veines des Calédoniens et fait battre
leur cœur. Il fait partie de leur vie, de leur histoire
et de leur destin…

Hier, au cœur d’une véritable et frénétique ruée vers
l’or, en partie à l’origine de notre diversité culturelle,
«L’or Vert» porte aujourd’hui de nouveaux défis:
il constitue un rempart à la crise mondiale qui
s’étend et qui semble, pour l’heure, préserver encore
la Nouvelle-Calédonie…

Il est surtout la clef du «rééquilibrage» et du partage
des richesses issus des Accords de Matignon puis
de Nouméa et porte en lui les précieux ferments
du destin Commun.

Joël Viratelle
Directeur de la Maison de la Nouvelle-Calédonie
http://www.mncparis.fr/uploads//Nickel_MNC.pdf

 

Foreuse

Foreuse

La montagne est encore riche de nickel. Des opérations sont lancées à la recherche de nouveaux filons à exploiter. La terre rouge est alors creusée, inspectée, à la recherche du moindre fragment. L’accès à ces zones est pénible. Les employés privilégiés, des ingénieurs pour la plupart, viennent grâce aux hélicoptères, les autres arrivent en car.

Les foreuses sont installées à flan de montagne. Les Kanaks manipulent la machine, ce monstre creusant la terre, dégageant une poussière ocre et au bruit assourdissant. Des carottes de terre en sorte, celle-ci est délogée à plusieurs cinquantaines de mètres sous nos pieds. On espère y voir apparaître les cristaux promis. En ce mois d’août 2011 c’est un échec.

Une fois le sol suffisamment étudié on se déplace. Les « fouilles » reprendront sur un autre coin de montagne que l’ingénieur espère plus favorable. L’hélicoptère transporte la foreuse harnachée pour l’occasion. A nous de la rejoindre en marchand sur des sentiers inexistants. L’impression que personne n’a mis les pied là avant nous nous submerge. On se met à espérer qu’on ne trouve pas le moindre fragment, pour préserver la beauté du paysage.

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