București 2 ep.

bucuresti

Bucarest. Une ville bien souvent oubliée. Les gens la confondent avec Budapest. Tout y est gris, sans vie. Loin de toute civilisation. Les gens sont froids, distants. Les chiens errants, appelés également chiens communautaires, risquent de vous mordre à chaque coin de rue. Une capitale peu accueillante. Une population essentiellement constituée de Roms qui sont bien évidemment tous des voleurs. Telle est la triste image que les gens ont de la Roumanie ou de Bucarest.

Cela fait pratiquement deux mois que je vis ici, que j’essaye d’intégrer les us et coutumes de ce pays. Et je peux vous dire que le pays que je découvre chaque jour ne mérite pas cette image et ces préjugés. Même si les habitants ne se rendent pas compte de la richesse culturelle et historique de leur ville, ils restent fort accueillants. Je n’ai pas croisé de personne plus aimable et respectueuse qu’un roumain. Ici, les gens essayent toujours de vous aider au maximum. La plupart du temps ils prennent soins les uns des autres. Vous demandez où est l’arrêt le plus proche pour prendre le bon bus pour rentrer chez vous, pas de problème, on vous accompagne jusqu’à l’arrêt, de peur que vous compreniez mal les indications. Ils ont vraiment le cœur sur la main. Les gens sont agréables à vivre, tout comme la ville.

On est loin d’une ville grise et sans vie. C’est vrai que l’ère Ceaușescu a laissé bien des marques. Mais justement c’est cette dualité des paysages qui donne tant de charmes à cette ville. Ces grands immeubles gris en béton côtoient de magnifiques constructions datant des années 1800. Certains de ces blocs portent encore les marques de la révolution et sont criblés de balles. Mais je crois que la plupart des gens n’y prêtent guère attention, cela fait partie du paysage… Et, à côté de ces preuves d’un passé tumultueux : des arbres. De nombreux espaces verts se glissent entre les grandes artères de la capitale. Pendant la seconde guerre mondiale, une grande partie de la ville fut détruite. La décision fut prise d’aménager des parcs au lieu de tout reconstruire.

Les chiens communautaires se prélassent au milieu de cette verdure. Chacun a son quartier attitré. Celui en bas de mon immeuble a une tête de petit polisson, un regard joueur. Dès que vous lui lancez un regard il trottine vers vous, s’assoit sur vos pieds ou se roule par terre pour quémander des caresses. Comment, après ça, pouvez-vous croire qu’un de ces chiens puisse vous mordre? Mon camarade de jeu, vous l’aurez compris, n’est pas farouche. Mais la plupart des chiens errants sont craintifs et évitent le plus possible le contact avec les humains. Il y a environ 60 000 chiens errants à Bucarest selon le dernier recensement de 2013. Et seulement 80 personnes ont été mordues l’année dernière par un de ces chiens. Je trouve que c’est vraiment peu vu leur grand nombre; pour ma part je ne me fais pas de souci, les taxis me semblent bien plus dangereux.

 

 

 

One thought on “București 2 ep.

  1. Je ne suis restée que quelques jours à Bucarest mais j’en suis vite tombée amoureuse. C’est vrai que c’est une ville moins facile à aborder que Cluj mais ses bâtiments délabrés lui donnent d’autant plus de charme. J’ai eu la chance de découvrir une villa squattée lors de mon séjour : http://www.goodmorningeurope.fr/roumanie-j9-bucarest-touristique-et-alternative/ As-tu entendu parler de d’autres lieux de ce type ?
    Cncernant les chiens, j’ai rencontré un jeune Français qui s’est fait mordre deux fois en moins de 3 mois et qui a attrapé la rage. Il faut dire qu’il dormait dans des villas abandonnées… mais il faut quand même être prudent :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *